En Suisse, la santé au travail n’est pas une option : la loi sur le travail impose à l’employeur de protéger la santé physique et psychique de ses collaborateurs. Pour un DRH, c’est un chantier de conformité autant qu’un levier de performance.
Un cadre légal précis
La loi sur le travail (LTr) et son ordonnance 3 (OLT 3) obligent l’employeur à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé, y compris psychique, des travailleurs. La directive CFST 6508 (dite directive MSST) encadre le recours aux médecins du travail et aux spécialistes de la sécurité au travail. La SUVA et le SECO en assurent le suivi.
Ce que l’employeur doit mettre en place
- Un système de sécurité et de protection de la santé adapté aux risques de l’entreprise (concept MSST).
- L’évaluation des risques, y compris les risques psychosociaux, de plus en plus scrutés par le SECO.
- Le recours à des spécialistes lorsque les dangers le justifient.
- L’information et la formation des collaborateurs.
Des risques concrets : RPS et TMS
Comme ailleurs, les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux pèsent sur l’absentéisme et la productivité des entreprises suisses. Agir sur l’organisation du travail, et pas seulement sur les comportements individuels, reste la prévention la plus efficace.
Du cadre légal au pilotage RH
Pour un DRH, l’enjeu est de traduire ces obligations en un suivi lisible : indicateurs d’absentéisme, plan de prévention, entretien des compétences des équipes. Un suivi structuré sécurise la conformité et transforme une contrainte réglementaire en atout de marque employeur.
Structurez le suivi de vos obligations
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